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Mon délire de changer le monde

 

“Ayoye. Tu vis genre… le rêve de tout le monde.” Je regarde Carl et Greg (de opportunite.co). Je sais qu’ils ont raison, pourtant ne suis pas d’accord. C’est l’été, on est dans mon loft au centre-ville de Trois-Rivières. Je viens tout juste de leur raconter mon voyage à travers l’Asie. S’il y a une chose qui aura marqué 2016, c’est mon addiction maladive à la dopamine, neurotransmetteur responsable du sentiment d’anticipation.

“J’ai hâte à ce qui s’en vient.” Je leur explique mon concept pour La Tranchée, ma nouvelle compagnie.

— “Ayoye… En fait, tu ne veux pas juste faire des cours en ligne, mais une école!” Je regarde Greg. Je n’y avais pas pensé comme ça, mais ça sonne bien!

Il y a déjà des coachs pour te motiver, des agences pour le faire à ta place. Moi, je veux faire la job sale qui n’intéresse personne, celle de prendre l’entrepreneur ou son employé par la main pour aller sur son site et lui montrer comment ça marche, ouvrir Photoshop et lui expliquer comment faire ses vignettes — je veux les rendre autonomes.

Je ne veux pas être un coach ou un consultant, je veux être un professeur. Offrir un système abordable pour que les 560 000 travailleurs autonomes et 232 000 PME du Québec n’aient plus besoin de payer 125 $/h pour réaliser quelque chose qui n’en vaut clairement pas le prix.

Je viens de Shawinigan, une ville très pauvre. La solution que la ville a trouvée pour se sortir de la merde a été de miser sur la culture entrepreneuriale. Elle n’a pas tort, moi aussi je pense qu’une culture de startup peut être à la base de la croissance économique, et pas juste de Shawinigan mais du Québec au grand complet.

L’investissement privé de Silicon Valley compte pour 0,2 % du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis. Les retombées de ces investissements sont monstrueuses et créent 11 % des emplois du secteur privé et 21 % du PIB du pays. Selon la “Power Law” qui gouverne le secteur technologique, ça ne prend qu’un ou deux coups de circuit pour traîner le reste de l’industrie. Après tout, les 12 plus grosses compagnies de Silicon Valley valent plus de 2 trillions, soit plus que les autres entreprises de l’industrie combinées!

Mais pour développer une culture de startup, de rêve et d’ambition, on a besoin de beaucoup de main d’oeuvre spécialisée. Malheureusement pour nous, le seul moyen de formation qu’on reconnaît au Québec est l’université. Et pourtant, tout le monde sait que ce n’est pas la bonne façon d’apprendre l’entrepreneuriat (ou les TI), mais tout le monde se rabat quand même sur eux parce que ça fait partie de notre A.D.N. culturel.

(…)

Je vais continuer de publier de façon occasionnelle sur olivierlambert.ca, mais mon focus sera définitivement sur le développement de latranchee.com. D’ailleurs, je vais accepter les articles invités, alors si tu souhaites devenir rédacteur pour La Tranchée, tu n’as qu’à remplir ce formulaire.

Bien sûr, tous les rédacteurs devront être membres de La Tranchée alors si tu n’es pas encore inscrit, fais-le tout de suite en cliquant ici

Source photo: http://yanaube.ca/on-jase-avec-olivier-lambert/

 

OLIVIER LAMBERT sera présent en tant que conférencier lors du prochain Colloque Printemps des réseaux sociaux, une présentation du Journal de Québec, les 7 et 8 avril 2017. Horaire du colloque : https://colloquium.ca/printemps-reseaux-sociaux/horaire-de-levenement/

OLIVIER LAMBERT présentera « Le futur de la pub Facebook »

Source: http://bit.ly/OlivierLambertLAtranchee

Colloquium collaborateur de la Semaine Numérique de Québec présente le Printemps des réseaux sociaux 2017

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