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Devenir sa marque

 

 

Sans affiches au bord de l’autoroute ou annonces dans les journaux, sans attaché de presse, le Beachclub a fait sa renommée en utilisant la force de frappe des médias sociaux. Ici, rien n’est laissé au hasard.

Pour gérer sa communication, Olivier Primeau s’est entouré d’Andrew Johnson, fondateur du site Canadanightlife.ca. Le jeune homme de 22 ans a l’intuition et la compréhension des réseaux sociaux d’un «digital native».

En un coup d’oeil, il est capable de reconnaître le potentiel d’une image pour Instagram ou Snapchat. C’est à lui que le Beachclub doit ses «buzz» sur les réseaux sociaux. Et ses statistiques prometteuses: ainsi, Andrew nous montre, chiffres en mains, qu’Olivier Primeau a créé un plus grand taux d’engagement sur sa page Facebook cet été qu’un P.K. Subban ou un Guy Laliberté.

C’est aussi à lui que le Beachclub doit son populaire hashtag (mot-clic) sur Instagram #beachdayeveryday (près de 9000 occurrences). «C’est un message assez subtil. À force de montrer des images, les gens voient ça et l’associent à nous», explique Andrew Johnson.

Mise en scène

Le Beachclub met en scène son image. Ainsi, avant de poser pour notre photographe, Andrew Johnson s’assure qu’Olivier Primeau porte les vêtements de marque du club: le t-shirt avec la poche fleurie devenu emblématique, la casquette, mais aussi ses lunettes fumées, qui font partie de son «brand».

Dans un monde ou règne la profusion des images, jamais elles n’ont été aussi calculées, même dans leur spontanéité. Ainsi, le Beachclub cultive savamment son histoire et se cherche maintenant des «ambassadrices» sur Instagram qui pourront véhiculer et incarner ce «#beachdayeveryday».

Autant dire que l’arrivée de l’une des créatrices du selfie (Kylie Jenner) au Beachclub n’en est que plus prometteuse: cette renommée virtuelle se concrétise et se monétise facilement dans le monde réel.

Avant de relancer le Beachclub, Olivier Primeau avait rencontré plusieurs marques d’alcool, qui lui avaient ri au nez. Hors de question de s’afficher dans un établissement un peu ringard, lui a-t-on répondu.

Les choses ont aujourd’hui bien changé.

Lui-même est devenu une valeur potentielle. Ainsi, ses arrivées à la Mumba de Laval créent un petit engouement. Il reçoit maintenant des boîtes de vêtements haut de gamme et son affinité avec la boisson énergisante Red Bull attise la jalousie de ses concurrents.

Un Beachclub mobile

Toute cette publicité tombe à point nommé pour concrétiser le but réel d’Olivier Primeau: L’Oasis, un Beachclub mobile, qui se déplacera avec sa piscine et ses cocotiers, sur les routes du Québec, dans des conteneurs. La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu serait sur le point d’inviter le Beachclub dans le cadre des festivités de son anniversaire, l’an prochain.

«Dans le fond, c’est faire le Cirque du Soleil, mais avec un bar», illustre Olivier Primeau.

La référence à l’entreprise lancée par Guy Laliberté n’est pas fortuite et le nom du milliardaire québécois reviendra plusieurs fois dans la conversation. Ainsi, la renommée d’Olivier Primeau assure celle du Beachclub.

«Le brand a une personne qui le représente: Olivier. C’est comme le Cirque, avec Guy Laliberté, ou Apple avec Steve Jobs: une personne à qui on s’identifie», croit Andrew Johnson, sous les rires un peu taquins d’Olivier Primeau.

Sur la carte

Au terme d’un été très chargé, qui l’aura fait passer d’un anonymat relatif à une célébrité certaine, la vie d’Olivier Primeau aura sans doute changé. Il fêtera ses 30 ans à l’automne – un âge qui semble canonique pour celui qui ne s’entoure que de jeunes dans la vingtaine dans ses affaires. Le monde de la musique, des paillettes et de la fête n’est pas un contre-emploi pour Olivier Primeau, qui a passé sa vingtaine chez IGA, mais a fait son premier événement à l’âge de 18 ans, avec 2000 personnes dans un aréna de Sainte-Martine.

Le jeune homme a abandonné le cégep en cours de route, mais il pourrait causer la surprise. Ainsi, il dévoile qu’il est passé tout près de porter les couleurs du Parti libéral lors des élections de 2014. «J’étais à ça, montre-t-il avec les doigts, mais c’était compliqué d’avoir une entreprise et d’être en politique. Parlez-en à Pierre Karl Péladeau!» Autour de la table de conférence où nous discutons, son équipe semble gênée de cette confidence spontanée. Olivier Primeau précise: «Je m’intéresse à la politique. Je ne suis pas contre un parti: j’aime tous les partis!» La politique reste sa passion. «Là, je n’ai plus le temps. Mais ce sera plus tard. Des opportunités, il y en a à l’infini.

Dans la chaleur tranquille des jours d’été, le Beachclub de Pointe-Calumet a fait une entrée fracassante dans la culture populaire québécoise. Olivier Primeau, propriétaire du Beachclub présenterau une conférence au Printemps des réseaux sociaux en avril 2017.

 

OLIVIER PRIMEAU sera présent en tant que conférencier lors du prochain Colloque Printemps des réseaux sociaux, une présentation du Journal de Québec, les 7 et 8 avril 2017. Horaire du colloque : https://colloquium.ca/printemps-reseaux-sociaux/horaire-de-levenement/

Source: http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201508/21/01-4894397-beachclub-de-pointe-calumet-celebrite-instantanee.php

Colloquium collaborateur de la Semaine Numérique de Québec présente le Printemps des réseaux sociaux 2017

 

 

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